Et re-re-re-re-re bim!
Deux heures de route...
Deux heures à chialer comme une pucelle à un bang bang, deux putain d'heures entières. Comme à chaque fois que je te quitte. Un peu plus cette fois. J'ai peur de te perdre, que tu disparaisses de ma vie. L'épée de Damoclés, et cette voix qui résonne.
_ Ou ça passe ou ça casse.
Merde. J'étais venue pour clarifier, me voilà encore plus dans la merde.
Pas une excuse, pas un compliment ou un "c'était chouette de te voir". Rien. Juste encore plus de doutes.
Et moi, je ne sais pas ce que c'est ce truc. Alors je pleure. Parce que si je ne sais pas, comment trouver une solution? Comment?
J'ai mal bordel! Je ne sais plus comment me comporter, et là, je suis totalement perdue. Si j'fais un truc de travers, c'est "next"? J'ai pas droit de me tromper parfois, non?
Terminé. Ta gueule. Encaisse, ravale tes larmes. Chochotte!
Je t'aime.
Publié depuis Overblog
Trois heures du mat' . J'me suis défoncée la gueule .
Musique . Bières . Moiteur . Fille s.
Coke dans les chiottes. Mains qui glissent .
R egards . Se lécher les lèvres .
Ê tre en feu . Le renifler et te sentir .
J ' tombe . Si j ' ai un parachute ? Bien sur !
Je tombe , tu tombes , on tombe . . . A la renverse !
Sentir tes téton s pointer sous ton tee shirt .
Balance . Oh oui comme ça .
Monte la mayonnaise et monte moi après .
Fous moi le grappin dessus !
Bor del . . .
J'suis rentrée .
J'avais plus de c oke et pas vraiment envie de la baiser . . .
Tu sais . . . ? Juste re ssentir .
Wé . Se sentir en vie . . . Un peu . . .
STOP...
Tu ne le sais pas encore…
Tu ne le sais pas encore… Une dernière lettre…
J’ai la main qui tremble. Le cœur qui craque. L’âme à nu.
Je caresse l’ivresse floue que tu portes dans les yeux.
Celle qui serre la gorge, pique les yeux, saigne l’émotion.
Celle qui fait rire trop fort, et pleurer tout bas.
Ton rire qui cache. Tes silences qui gueulent.
On vit à fond… et demain ? On titube. Gueule de bois.
Le goût des cendres en travers de la gorge.
Le manque à vomir...
Tu vas arriver.
Tu seras dans ta bulle. Belle. Fragile. Prête à éclater.
T’es si belle quand tu flanches !
J’ai baissé le store. Allumé les bougies. Défait le canapé. Étendu les plaids.
Tapoté Howard & Sophie, ces foutus coussins que j’aime parce que tu les aimes.
J’ai roulé un spliff. Une camomille.
Un peu de douceur pour calmer nos nerfs.
Apaiser les silences. Rapprocher les gestes.
Qu’on s’aime encore. Juste un peu. Juste assez.
Je t’attends.
Je vais t’embrasser doucement. Sans urgence.
Tu glisseras entre mes bras comme un animal crevé de fatigue.
Ta joue contre mes seins. Ton souffle comme un frisson sur ma peau.
Tu écouteras mon cœur qui bat. Fort. Vite. Toi.
Je glisserai mes doigts dans tes cheveux.
Je respirerai ta nuque. Je m’enivrerai de toi.
Une dernière fois.
Mais toi, tu sais pas encore.
Je vais avoir ce sourire con.
Celui que j’arrive pas à planquer.
Parce que tu me fais fondre.
Putain. Comme une gamine. Comme une junkie.
Tu sais pas ce que tu fais. Tu le fais même pas exprès.
T’as ce sex-appeal magnétique, paumé, désarmant, tellement nonchalant.
Dans tes silences. Tes clopes à moitié mortes.
Ton regard. Ton rire. Tes gestes lents.
Et bordel… Tu me fous à genoux!
On restera là. Comme ça. Longtemps.
À attendre que ta tempête passe.
Que je redevienne ton refuge. Ton repaire.
Et puis tu viendras me prendre. Ou je viendrai te dévorer.
On fera l’amour. À la rage. À l’instinct.
À la peau nue et au ventre qui crie.
Avec les dents. Avec les mots qu’on n’a jamais dits.
Avec le sexe tremblant et le cœur qui cogne.
Avec une douceur animale.
Avec ce souffle de ceux qui savent qu’ils vont se perdre.
Une dernière fois.
Mais toi, tu sais pas encore.
Moi si.
Je t’aime.
Depuis la rustine. Depuis “éblouissante”.
Depuis ce jour-là où mon ventre a dit oui avant ma tête.
Je t’ai attendue.
Nuits blanches. Mains vides. Sexe en manque. Cœur en rade.
Juste pour croiser ton sillage. Un peu. Même de biais.
Juste pour goûter. Un fragment.
Et tu as existé. Pour de vrai. Et tu m’as choisie. Un moment.
Tout va me manquer.
Ton rire qui explose. Ton humour à la con.
Nos douches trempées de désir.
Nos conneries complices. Les chifoumis du dimanche matin, à poil dans les draps.
Ton regard qui me déshabille quand tu brûles. Qui m’éventre quand on fait l’amour.
Tes yeux de môme espiègle.
Tes mains. Ta chaleur. Ta sueur de bébé.
Et ta bouche. Putain, ta bouche! Tes lèvres qui mangent. Ta langue qui cherche.
Ma magnifique…
Tu m’as gravée. À l’intérieur.
Tu m’as offert la plus belle empreinte qu’on puisse espérer.
Celle qui a la fièvre des corps aimés. Celle qui manque.
Celle qui a la brûlure de ceux qu’on perd sans les avoir vraiment eus.
Une morsure qu’on garde au ventre pour toujours.
Je t’aime. Fort. Trop. Vrai.
Je t’aime à te quitter.
Et ce soir, je vais te faire l’amour comme on écrit un adieu.
Une dernière fois. Mais ça, tu ne le sais pas encore...
Accorde-moi juste cette dernière danse.
Nue. Laisse-moi t’aimer jusqu’à l’os.
Je vois dans tes yeux ce que tu tais.
Le doute à chaque geste.
Ton corps qui frôle mais ne prend pas.
Tes mains hésitantes. Ton cœur barricadé.
Tu protèges ton vertige. Tu retiens le plongeon.
Tu m’effleures, mais tu fuis. Ton envie se bat contre ta peur.
Tu m’aimes, oui…Mais pas jusqu’à te perdre. Pas jusqu’à plonger.
Pas jusqu’à me le dire. Même en chuchotant.
Toi, tu aimes en veille. Tu accompagnes. Tu prends soin. Tu répares.
Tu veux "bonheuriser" tout autour de toi.
Mais tu refuses de tomber. Tu crois que l’amour est un piège.
Un couteau caché. Un trou sans fond.
Et moi, je comprends.
Alors voilà.
La rage lucide : je ne suis pas l’élue.
Pas celle que tu choisis.
Pas celle qui te fait chavirer.
Pas celle qui te retourne les tripes.
Pas celle qui te colle ces papillons à la con dans le ventre.
C’est OK…
Je lâche ta main.
Celle que je n’ai tenue qu’à moitié. Du bout des doigts.
Je la laisse retomber. Doucement. Lentement.
Je te laisse t’envoler.
Même si ça me déchire.
Même si ça veut dire ne plus t’avoir du tout.
Je te laisse aller là où tu peux respirer.
Où ton cœur ne tremble plus.
Je te laisse partir.
Putain. Je te laisse partir!
Mais si un jour tu reviens par ici…
Si tu jettes l’ancre. Si tu mouilles pas loin (ouais, j’ose!).
Même brisée. Même tard.
Je serai là. Nue. Vivante.
Prête à refaire un bout de route avec toi.
On ne retient pas une pirate.
Pas une fille qui aime les vagues, le vent, l’inconnu.
Surtout pas une qui aime le goût salé de l’horizon...
Alors vogue mon amour.
Pour la dernière fois…
Une toute dernière fois.
Mais ça, tu ne le sais pas encore…
Je t’aime.
Ton matelot tout chaviré…
Ton petit “ça”.
Putain, t’es belle...
Putain, t’es belle!
T’as même pas besoin de faire semblant. T’es juste là, étalée comme un fruit trop mûr qu'on n'ose croquer. Nue. Les jambes à moitié ouvertes sous ce putain bout de tissu blanc si léger qu’il te trahit plutôt qu’il ne te cache, qui sert plus à me faire bander le cerveau et qui me fout dans un état que même la weed n’arrive plus à calmer... Un drap de provoc. C’est plus qu’une invitation. C’est un défi. Une provocation crue, ton corps qui m’appelle pendant que tu dors. Et moi, j’ai déjà envie de te bouffer. Putain! T’es là à me chauffer, sans rien faire, sans bouger.
Un corps de putain d’orgasme, une peau qui respire la chaleur de la nuit, une cuisse qui me crie de la prendre, une hanche qui m’attire comme un aimant. Et ton odeur, putain... Ton odeur me ronge. Ta peau chauffe encore, je peux presque la sentir dans la pièce.
Le temps s’arrête. Quelque part entre ce soupir que tu as laissé avant de t’endormir, le souffle lent du feu asthmatique qui veille à ma place, et le bruit de l’océan qui se fracasse. Entre tes gémissements et mon cerveau qui explose.
Il est tard. Ou tôt. Je ne sais plus. Je m'en fous.
Le feu crépite encore un peu dans la cheminée. Les bougies faiblissent. Je t’écris dans cette lumière tremblée, avec dans la bouche le goût de toi et de cette weed. Et moi, je suis là, défoncée, à écrire des conneries alors que je devrais être en train de t’arracher la bouche, te foutre contre le mur. Mais je tiens bon, je me retiens...
Je fume. Encore. Trop ? Pas assez. J'essaye de te caler au milieu de mes ronds de fumée. Je me noie dans la fumée, je m’enlise dans tes courbes qui se dessinent à travers la brume. Ton corps à travers les volutes, c’est presque trop! Trop beau. Trop vrai. Trop toi. Je pourrais te dessiner avec des cendres, ou te marquer de ma langue... Ecrire sur ton ventre avec ma langue les choses que je n’ose pas encore dire tout haut.
La weed me rend mystique. Elle me fous en transe. C’est comme si je devenais plus honnête, plus brute, plus sauvage, plus vraie. Tout devient sacrément sensuel. Même tes tétons, là, sous cette lumière qui danse, et mon corps tremblant qui valse avec elle. Deux promesses. Ou deux insultes à la morale. Des provocations. J’hésite entre te les lécher ou te les dévorer. Ou peut-être les deux. Ou peut-être juste enfouir ma tête là où ton corps me crie de m’y noyer.
Chaque grain de beauté que je veux avaler comme autant de check point. Les embrasser tous, les visiter uns par uns avant de découvrir ton trésor. Chaque point sensible que je veux faire chauffer jusqu’à ce que tu me supplie de venir. Sentir ton impatience. Faire bouillir ton envie. Lentement. Le supplice. Entendre ton "viens..." murmurer entre deux soupirs. Ne pas venir. Pas encore. Atteindre le point de "rupture". Quand tu ne supplies plus. Quand tu deviens louve. Celui où tu m'attrapes la tête fermement entre tes deux mains et que tu me lances ton regard qui tue, les yeux dans les yeux.
Bang! Bang! You shoot me down!
Là, je sais que la partie va commencer poupée!
Le feu ronronne. L’océan geint. Et moi, je suis là, défoncée, en rut, affamée, en train d’écrire au lieu de fondre sur toi comme une sorcière en chaleur. Je me retiens. C’est noble. Presque spirituel. Ou complétement con. Ou tout à la fois.
T’es là, à respirer. Un bruit, un soupir. Putain, ça me défonce. Ça me fout en feu. Ça me transperce. Et mon clito... Il me supplie de t’attaquer, de venir te coller comme un animal. Il sait. Il te veut ce batard. Il veut que je fasse de toi un foutoir.
Ton odeur... fuck. C’est l’odeur de ta peau salée, mélangée à la weed et la noix de coco. Un parfum de putain, de chatte humide, de déesse en chaleur. Je veux te rouler, te fumer, te rendre dingue avec ma langue. Te bouffer toute entière. Lentement. En retenant ma respiration, pour que l’effet dure plus longtemps.
Ton ventre respire sous mes yeux, régulier, fragile. Je voudrais me lover contre toi comme une bête en quête d’origine. Je voudrais t’embrasser le long du dos jusqu’à ce que tu te cambres en gémissant des voyelles oubliées. T’écrire un psaume à la langue, entre tes cuisses. Te baptiser du bout des doigts. Faire de toi mon église, mon autel, ma prière en sueur.
Je me demande si tu rêves. Et si, dans ton rêve, je suis en train de te faire exactement ce que j’ai envie de te faire maintenant. Mais en mieux. En cinémascope. Ralenti sur ta bouche qui gémit. Plan fixe sur mes doigts en toi. En plans serrés sur chaque frisson, chaque soupir.
Ou peut-être que dans ton rêve, c’est toi qui me fais tout. Peut-être que je suis la proie. Et putain, j’en ai envie aussi!
T’es là, offerte sans le savoir. Et moi, je t’adore, dans ce silence lourd, dans la frustration d’être trop loin de toi. Je me délecte du presque, du "pas encore". De ce moment où je peux tout imaginer, tout désirer.
Je me dis que c’est beau, aussi, de t’aimer comme ça. Avec les yeux. Avec la langue attachée. Avec le feu en laisse.
Ta musique tourne en boucle. Tu sais, celle que tu m’as envoyée avec ce petit mot:
“Ecoute-moi là-dedans! 😉”
Je t’écoute, oui. Et je te lis entre les lignes des accords, dans les basses qui grondent doucement, comme tu l’as fait entre mes jambes tout à l’heure. C’est une langue qu’on parle toutes les deux, faite de soupirs, de sourires complices, de “ta gueule” suivis de rires, de caresses qui n’ont pas besoin d’explications.
Tu rigoles même quand tu jouis. Et ça, ça me tue. Ça me fait exploser, parce que je sais que je suis là, dans l’endroit où tu m’aimes. J’entre en toi comme on entre chez soi, sans demander, sans permission.
Je pourrais t’aimer dans chaque version de toi. La sauvage. La douce. La peste rieuse. La chatte gourmande. La femme qui écrit des lettres et tremble un peu quand elle les envoie. Je t’aime même dans ton silence, où ton désir transpire encore. J’aime ça. J’aime t’attendre, te voir résister, m’offrir des secondes d’agonie douce.
Je pourrais rester là, juste là, à te regarder respirer. À guetter chaque frisson, chaque geste, chaque soupir.
Mais laisse-moi écrire encore un peu. Juste un peu. Avant que la lumière ne baisse, que l’envie ne me dévore, que ce foutu drap ne glisse entre tes cuisses.
T’embrasser la nuque sans te réveiller. Ou peut-être que si...
Je reviendrai me coller, te caresser, te lécher, te marquer de ma langue. Et tu me regarderas, entre deux sourires, entre deux soupirs. Et je te prendrai. À l’instant où tu t’éveilleras, encore pleine de moi, avec l’odeur de la nuit sur ta peau.
Peut-être que je veux voir ton sourire de demi-sommeil, ton murmure un peu rauque, ton soupir qui dit encore, doucement, mais reste. Peut-être que je veux te prendre la main dans l’ombre et la guider là où tu m’as laissée...
Mais pour l’instant, je t’écris.
À la femme qui rit quand elle m’aime,
À la lumière couchée dans mon lit,
À celle qui danse même quand elle dort.
Je t’attends à la seconde où tu ouvriras les yeux. Et si tu veux rire encore, tu sais où me trouver: Sous le drap. Contre ton ventre. Ou dans cette lettre que j’ai écrite avec mes doigts qui te cherchent.
T’es là, offerte sans le vouloir. Et moi, je t’adore dans le silence, dans la frustration délicieuse de ne pas t’avoir tout de suite. Dans l’avant-goût. Dans le presque.
Je me dis que c’est beau, aussi, de t’aimer comme ça. Avec les yeux. Avec la langue attachée. Avec le feu en laisse.
Tu vas te réveiller. Tu seras encore pleine de cette chaleur, humide peut-être, et tu trouveras cette lettre sur toi. Tu comprendras ce que je voulais. Avec les mots. Et avec les yeux. Avec ma bouche. Que je suis là, prête à t’enflammer. Et tu vas sourire, ce sourire de "t’exagères", avec ce regard qui me dit tout. Et j’en crève d’envie.
Et la prochaine fois que tu dors nue à côté de moi, je ne t’écris rien. Je t’écris sur toi.
À l’encre de salive, sur les pages de ta peau.
Et si tu fais un bruit, même faible, même une respiration, je t’aurai, putain. On verra si tu veux encore rire, si tu veux encore cette tension. Sans phrases. Sans pudeur.
Juste toi, moi, et tout ce qu’on a pas encore osé...
Tu sais, je crois que je comprends pourquoi tu ne m’aimes pas...
Le feu crépitait dans le poêle. Un bois humide, qui faisait des étincelles paresseuses. Dehors, l’océan grondait, sourd, lourd, comme s’il ruminait des choses trop vieilles pour être dites. Et la pluie s’était mise à tomber, une pluie fine, régulière, comme une main fatiguée qui gratte le toit.
— Tu sais, je crois que je comprends pourquoi tu ne m’aimes pas...
J’étais en train de frotter la vaisselle, je ne pensais à rien de précis, et cette phrase-là est tombée dans la pièce comme une putain de brique.
Le verre m'a échappé. Il a explosé sur le vieux parquet de la roulotte, comme si lui aussi voulait partir et, dans sa chute, en profita pour me tailler le doigt. Un trait fin, rouge, immédiat. J’ai juré entre mes dents.
— Tu saignes.
Elle s’approcha comme une putain de présence qui sait. Elle saisit ma main, la pressa dans la sienne. Avec ce calme presque trop calme. Avec une douceur qui me fit plus mal encore. Elle attrapa un bout de sopalin.
(Toujours un rouleau de sopalin qui traine dans une roulotte, même quand t'as plus de sucre et de clopes. )
Elle a appuyé doucement. Pas pour faire mal. Juste pour arrêter la fuite.
Puis elle a trouvé un pansement dans un tiroir trop plein. Elle a déchiré l'emballage comme on ouvre une vérité. Elle a sorti un vieux truc froissé, mais encore collant. Elle le colla sur ma plaie comme si elle recollait quelque chose en moi. Elle l’a posé sur ma peau comme on recouvre une cicatrice qu’on a déjà apprivoisée.
Elle saignait avec moi, sans le montrer.
— Tu saignes, mais pas que là.
Je l’ai regardée. Je crois que je respirais plus. Tout ce que je voulais dire se coinçait dans la gorge. Je me foutais du verre brisé. Je me foutais de mon doigt. Je la regardais, et ce truc… Ce truc qu’elle avait dit avant, là, flottait entre nous, lourd, comme un fardeau, comme un secret trop lourd à porter. Mais elle, elle avait déjà ouvert le livre à la bonne page. Celle que je cachais. Celle où il y avait une autre.
Et elle a embrassé mon doigt. Un petit bisou à la con, léger, tendre, presque drôle. Mais qui m’a flingué!
— Voilà. C'est rien.
— Je sais. Juste une petite coupure et un peu d'orgueil.
— Oui. Et c'est rien aussi, que tu ne m'aimes pas.
Elle avait lancé ça comme un soupir. Un dernier souffle. Comme un putain d'aveu bordel! Ça m'a lacéré le cœur.
Je l’ai regardée. Et j’ai rien dit. Parce que je ne savais pas comment lui dire que j’avais envie de chialer. Ses yeux ont plongé dans les miens. J'ai vu dans son regard la panique à la vue des larmes que j'avais au bord des paupières et qui demandaient qu'à déborder. Le trop plein. Elle m’a embrassée. Pas pour me faire taire. Juste pour dire : "je suis là, connasse."
— Ce n'est pas rien... Pourquoi tu dis ça ?
Ses yeux trouvèrent les miens. Elle y lut ma stupeur, ma culpabilité mal déguisée, et elle m’embrassa à nouveau. Un baiser sans exigence, sans drame. Juste là, comme une ponctuation douce au milieu d’une phrase douloureuse.
Ses mains qui frottaient la blessure étaient pleines de tendresse, mais tout de suite après, elle me lança cette vérité crue qui m’étouffait.
— Parce que je t’ai vue. Je vois bien. C’est pas qu’on s’aime pas... C’est juste que t’es là, mais pas vraiment. Tu es là avec tout ce bordel dans ta tête. Tu veux pas te casser, mais tu veux pas m’aimer non plus. Alors, t’es coincée, là, au milieu de rien, et tu piges keudal. Alors Mademoiselle HPI, tu connais, son cerveau est en fusion. Bam!
Putain, c’était simple. Mais ça m’avait heurté comme un coup de poing dans le ventre. Elle n'avait pas tort. Elle me connaissait, mieux que moi-même. J'ai vue qu'elle savait. Elle avait son petit sourire en coin, et son regard malicieux. J'ai souris. On s'était captées.
Puis elle a parlé, sa voix plus basse que le feu.
— Tu crois que je ne vois rien? Je sais. Je te lis comme un livre abîmé. Les pages sont froissées, ça pue le vécu. Je te lis comme on relit un livre qu’on aime trop. Je connais tes paragraphes par cœur, même les pages déchirées, les ratures dans la marge, la plus petite ponctuation… T’as pas idée du nombre de fois où j’ai relu les mêmes chapitres, juste pour comprendre pourquoi t’arrivais pas à finir tes phrases. Je connais tous tes livres et même ceux que tu n’as pas encore osé écrire Et tu sais quoi ?
J’ai rien dit. Pas tout de suite. Elle s’est rassis, jambes repliées, dos au mur de la roulotte. Elle a rallumé le pétard qui trainait dans le cendrier. La pluie tapait plus fort maintenant, comme une pulsation. Elle continuait de tenir ma main et ses yeux fixés sur le vieux poêle qui ronronnait. Comme si elle savait qu’un geste con comme ça, pouvait empêcher tout de s’écrouler. Garder le contact. Ma main. Dans sa main.
— Moi j’veux juste une putain de place dans ta bibliothèque. Même au fond, entre deux bouquins moisis que personne lit. Juste savoir que j’existe quelque part chez toi...
Je la regardais, les mots me manquaient. Elle, elle m’avait saignée avec une précision brutale, mais c’était ça, la vérité. La putain de vérité. Elle attendait pas de moi que je lui dise que je l’aimais. Non, elle voulait juste que je sois là, avec elle, dans ce bordel. Qu’on s’assoit ensemble dans cette foutue solitude et qu’on arrête de se cacher.
Je la fixais. J'aime sa façon de tirer nonchalamment sur le joint. Sa façon sexy de recracher la fumée. La lueur des bougies. Putain! Qu'est ce qu'elle est bandante!
— Parle-moi d’elle.
Elle marqua une pause. Elle me tendit le joint et renoua ses doigts toujours autour des miens. J’aurais voulu qu’elle s’arrête là. Mais elle continua, sa voix plus basse, plus grave, presque nue :
— Parle-moi d’elle. Je veux comprendre. Je veux tout savoir. Ce que vous n’avez pas vécu. Ce qui te hante. Ce qu’elle t’a fait sans te toucher. Je sens que c’est profond, que ça te ronge un peu, quelque part. Alors dis-moi. Raconte-moi.. Je veux tout savoir de d'elle. De vous. Comment elle t’a envoûtée. À quel point elle t’obsède aujourd’hui. Je sens que c’est fort. Grand. Viscéral. Alors raconte-moi. Dis-moi ce qu’elle t’a fait. Ce qu’elle fout là, dans ton silence, dans ton foutu regard vide. Elle te ronge, ça se voit. Je veux savoir comment elle a fait pour te planter dans le cœur comme un pieu, et te faire croire que ça saignait de l’amour. C’est sale et beau. Et j’veux voir aussi.
— Mais… de qui tu parles ?
Elle a levé les yeux au ciel.
— Ne me prends pas pour une conne. Je ne suis pas certifiée HPI comme vous deux, mais je suis pas née d’hier. Je sens qu’elle est là. Dans chaque détour que tu fais pour éviter de parler d'elle, de vous. Elle est là, et tu veux me faire croire que je ne vois pas cette flamme dans tes yeux? Je ne veux pas qu’elle disparaisse. Mais, je veux juste une place. Même un tout petit coin dans ta tête, dans ton cœur, même si c’est juste entre deux histoires que tu n’as jamais terminées.. Raconte. Explique. J’ai besoin de savoir. Pas ce qu’elle a de plus que moi. Pas pour comparer… J’veux juste comprendre ce qu’elle touche en toi... Ce qui résonne si fort. Ce qui t’intrigue. Ce qui te fait chavirer. Ce qui t’ouvre en deux. Ce qui te fait rester éveillée la nuit.. Raconte-moi. Elle est là, entre chaque mot que tu me dis, entre chaque battement où tu t’échappes un peu. T’as son prénom dans la gorge à chaque fois que tu t’endors à côté de moi. Je veux pas la virer. Je veux juste pouvoir marcher dans la pièce sans buter contre elle à chaque putain de mètre.
Je baissai les yeux. J’avais envie de lui mentir. De dire qu’il n’y avait personne. Que ce n’était que des idées floues, des reflets dans l’eau. Mais elle tenait toujours ma main, et son regard ne vacillait pas. J’aurais préféré une claque, une crise. N’importe quoi d’autre que cette ouverture-là. Elle me tendait la main dans la tempête, et j’avais les doigts tremblants.
Le silence. Juste la pluie, le bois qui craque, la mer qui cogne.... Bordel!
Je pris une grande inspiration, les mots se tordaient dans ma gorge.
— Je ne sais pas comment te raconter ça, soufflai-je. C’est pas une histoire d’amour… Pas vraiment. C’est pas une histoire tout court. C’est plus comme… Un vertige. Elle me fait peur. Parce qu’elle me voit. Pas comme les autres. Pas comme toi. Toi tu me lis avec amour. Elle me lit avec feu. Elle m’allume les tripes. Elle appuie là où ça brûle encore. Elle appuie sur mes failles, là où ça fait mal, là où je ne veux pas que l’on mette les doigts. C’est pas de l’amour, c’est un éblouissement, une folie. C’est... Un lien. Qui serre tellement fort qui s'incruste et lacère le coeur, le cul, et le cerveau.
Elle ne dit rien. Elle attendait. Présente, droite dans sa douceur. Elle s’approcha. Elle glissa une main sur ma nuque. Elle tremblait un peu. Moi aussi.
— Elle, c’est pas une personne que j’ai choisie. Elle s’est glissée dans ma tête. Comme une chanson qu’on n’a pas envie d’aimer mais qu’on se surprend à fredonner.
Je sentis ses doigts serrer un peu les miens.
— Je l’ai regardée une fois et depuis, c’est comme si j’avais oublié comment on fait pour ne pas penser à quelqu’un. C’est pas elle, c’est ce qu’elle réveille. Elle est pas réelle. Elle est... C’est une foutue utopie. Une chimère avec une odeur. Un rire. Et des phrases qui restent même quand elle n'est plus là.
Je souris, un peu amer.
— C’est absurde, hein ? On ne se connaît presque pas. On se frôle à peine. Et pourtant… Elle occupe tout l’espace. Elle submerge. Elle fait du bruit même quand elle se tait. Et moi, je suis là, à chercher le bouton off, à me demander ce qu’elle a touché en moi pour que ça résonne autant.
Elle hocha la tête, les yeux brillants. Elle n’était pas jalouse. Elle était… curieuse. Profondément vivante, et prête à accueillir même ce qui faisait mal.
— Elle te fait peur ? demanda-t-elle.
Je pris une grande inspiration. Je n'avais pas envie de réfléchir ni de laisser le temps à mon neurone de tout analyser. Je sentais qu'il me fallait être forte, franche, sans détour. Ravaler ma fierté, et cracher tout avec dignité.
— Ouais... Parce qu’elle me renvoie à tout ce que je n’ai pas encore guéri. Parce qu’elle me donne envie de dire des choses que j’ai toujours tu. Avec elle, je me sens vue, mais… D’une manière différente. Et que ça fait flipper. Ouais... Parce qu’elle me connaît sans m’avoir creusée. Elle dit trois mots et j’ai l’impression d’être à poil. Toi, tu m’aimes même dans mes silences. Elle, elle m’éclaire là où j’ai jamais voulu qu’on mette les pieds.
Elle hocha la tête. Posément. Sans détourner les yeux.
— Elle est ton poison préféré, c’est ça ? Le truc qui fait mal juste ce qu’il faut pour que t’aies l’impression d’être vivante? Une bonne cuite, une fabuleuse baise ou un pétard bien dosé.
— Ouais.
— OK. Ça me va.
Elle m’a tendu les bras. Je suis allée contre elle. Comme on revient à un port en ruine. Mon crâne contre sa clavicule. Elle avait le cœur qui battait fort. Comme s’il cognait contre mes tempes à moi.
Elle se leva doucement, alla poser un baiser sur mon front, puis murmura contre ma peau :
— Tu sais ce que je ressens quand tu parles d’elle ?
Je fis non.
Elle m’a regardée longtemps. Puis elle a dit :
— De la tendresse. Pour toi. Pour ton manque. Pour ton désir cabossé. Mais aussi... Une petite fierté. Parce que tu m’en parles. Parce que tu me la confies comme un secret trop lourd. Et parce que malgré elle, malgré tout ça, c’est chez moi que tu rentres. C’est moi qui panse tes doigts. Et j’espère, parfois, un peu plus. Tu n’as pas à choisir entre elle et moi. Pas maintenant. Pas comme ça. Mais promets-moi une chose…
— Laquelle ?
— Que tu ne me mentiras pas. Que tu me laisseras aimer même les morceaux de toi qui sont en train de tomber ailleurs.
Je relevai les yeux vers elle. Il y avait un monde dans son regard. Pas de jugement, pas même de tristesse. Juste cette présence dense, entière, presque animale. Elle me tenait toujours par la main, mais maintenant ses doigts jouaient avec les miens. Elle dessinait des cercles sur ma paume, comme si elle écrivait un autre langage.
— Tu sais… Moi, j’ai pas besoin d’être ton grand incendie, murmura-t-elle.
Elle s’approcha doucement, sa main glissant sur ma nuque. Elle tremblait légèrement. Moi aussi. Elle a murmuré dans mes cheveux:
— J’te demande pas de l’oublier. J’te demande juste de ne pas me mentir. Laisse-moi voir ses traces sur toi. Laisse-moi aimer même les cicatrices qu’elle laisse.
Elle approcha son visage, tout près. Son souffle sentait le thé au gingembre et un peu le chagrin du soir.
— Je peux être ton refuge. Ta caverne chaude où tu viens te replier. Ton arrière-goût préféré. Celle qui reste quand le feu est passé...
Je me laissai aller contre elle, les larmes montant sans que je puisse les arrêter.
— Tu m’as déjà choisie, murmura-t-elle, tout en douceur. T’étais pleine de doutes, mais tu as franchi la ligne. Si un jour tu dois repartir, fais-le. Mais, pour l’instant, sois ici. Avec moi. Même toute cassée, toute bordélique. Je prends tout.
Je la serrai contre moi, mes lèvres frôlant sa peau.
Elle sourit doucement, mais il y avait de la gravité dans son regard.
— Déçois-moi, bordel. Mais reste vraie. En vie. Je ne veux pas de perfection. Je veux juste que tu sois là. Même cassée.
Je sentis mes épaules se détendre. Mes défenses glisser. Elle me regardait comme on regarde une bête blessée, avec douceur mais sans pitié. Juste l’envie d’aider à guérir. Je me suis serrée un peu plus contre elle. On respirait ensemble. Comme deux bêtes fatiguées de trop ressentir.
Ses doigts passaient dans mes cheveux. Mon cœur cognait comme un poing contre une porte fermée depuis trop longtemps.
— Tu sais ce que je veux ?
— Dis.
— Être l’endroit où tu déposes ce qui déborde. Le seul endroit où tu peux être en bordel sans qu’on te demande de te ranger. J’ai envie d’être celle à qui tu dis tout, même ce que t’oses pas penser. Celle que tu regardes quand tu baisses la garde. Tu crois que c’est petit, ça ? Moi, j’te jure que c’est immense.
Elle m’embrassa. Pas sur la bouche. Juste là, au creux de la mâchoire, là où le cœur se cogne quand on respire un peu trop fort. Et j’ai senti que quelque chose fondait en moi. Un coin gelé. Un silence ancien.
— Viens là, chuchota-t-elle.
Elle me tira doucement par la main et m’emmena sur le lit. Elle remit les coussins en place, s’adossa, jambes repliées, et tapota sa cuisse comme un appel.
Je me suis lovée contre elle. Ma tête contre son épaule. Ses bras m’enveloppèrent sans m’enfermer. C’était chaud. Calme. Un genre d’intimité qui ne demandait rien. Qui laissait juste être.
— T’as le droit d’être paumée, tu sais, souffla-t-elle dans mes cheveux.
— J’ai juste peur d’abîmer tout ce que je touche...
— Alors touche-moi. Abîme-moi un peu. Je te l'ai dis. J’veux être à l’endroit où ça déborde. J’suis déjà cabossée. T’es pas ma première tempête. Mais t’es peut-être celle que je ne vais pas fuir...
Je tournai la tête, et nos bouches se trouvèrent. Ce baiser-là n’avait pas d’urgence. C’était un aveu. Une façon de dire : "je suis là", sans promesse, mais avec toute la peau, tous les nerfs à vif, tout le cœur.
Elle murmura entre deux souffles :
— Je veux pas t’empêcher de penser à elle. Je veux juste que, quand tu le fais, tu sois contre moi. Que je puisse la regarder danser dans tes yeux et me dire : je la connais, cette flamme. Mais c’est moi qui t’éteins doucement, quand la nuit tombe...
Ses mains se sont posées sur ma nuque. Elle me tenait comme on tient un animal sauvage : sans chaînes, sans promesses, juste une chaleur contre une autre.
— J’veux être l’endroit où tu t’écroules, pas celui que tu fuis.
La pluie tapait fort. Et le feu baissait un peu.
Mais là, dans cette roulotte qui grinçait comme un vieux cœur fatigué, y’avait deux femmes qui se tenaient comme si elles savaient que le monde allait continuer de foutre le camp… Mais qu’au moins, ce soir-là, elles étaient ensemble.
Lettre nue...
À toi, la brillante tornade,
Je t’écris cette lettre avec l’élégance d’un chat mouillé: tremblante, pas très sûre de moi, mais Je t’écris comme on saute dans une rivière glacée: sans savoir quelle température a l'eau, avec la certitude que je vais perdre mes moyens, mais en espérant secrètement que ce frisson vaut le plongeon.
J'étais allongée nue, repue, dans la roulote qui vient d'abriter nos ébats. Tu es partie courageusement à vélo chercher le petit déj'. Je regardais l'immensité de l'océan. Il est me fait penser à toi. Il est tellement comme toi!
J'ai pris mon vieux carnet et mon crayon à papier. Je l'ai mordillé et trituré beaucoup. Je n'ai pas envie de trop réfléchir, juste de te dire comme ça sort, ces quelques mots. Peut être est ce mal construit, ou que quelques fautes se caleront par ci par là, mais je ne suis pas comme toi. J'ai besoin de me poser un peu pour clarifier mes émotions. Je te les livre brute, mais tendrement.
Je ne suis pas sûre de trouver les mots à ta hauteur. Toi qui jongles avec les idées comme d’autres avec des bulles de savon, qui ris plus vite que ton ombre, qui doutes avec une intensité presque belle — comme si même tes hésitations étaient des mystères inspirants.
Toi, tu es l’éclat, l’excès, la fulgurance. Tu penses vite, tu parles vite, tu vis à la vitesse d’un feu follet lancé sur l’autoroute. Et moi, je trottine derrière, éblouie, parfois paumée, souvent fascinée. Tu es cette équation que je ne résoudrai jamais — mais que je relis en boucle, juste pour le plaisir, juste parce que c'est toi.
Tu arrives dans une pièce et soudain, tout est plus vif. Les conversations, l'air, mes pensées… mon envie aussi! Tu dégages un truc fou, un mélange de génie étourdi, d’humour affûté et de sensualité qui s’ignore — ou qui fait mine de s’ignorer, ce qui est encore plus irrésistible.
Tu vois, ce sourire que tu caches à moitié quand tu es fière, mais que tu ne veux pas montrer… il me rend dingue. C’est ce moment où je sens que tu veux qu’on voie que tu es brillante, mais pas trop, parce qu’il ne faut pas effrayer les mortels. Trop tard, je suis effrayée. Et fascinée. Et foutue.
Ton cerveau carbure à l’uranium enrichi, ton rire est un tremblement de terre, et ton corps… comment dire ça élégamment… Si mon regard s’attarde, ce n’est pas par politesse, c’est un réflexe de survie, un hypnotique fantasme.
Moi, je ne suis pas une flèche, pas une surdouée. Je ne pense pas à mille à l’heure. Mais je te regarde, et mon corps sait. Mon cœur sait. Toi, tu doutes de tout, même de l’amour, et moi, je ne suis sûre que d’une chose : tu me chavires.
Oui, tu doutes, je le vois. Tu penses trop, je le sens. Tu te demandes s’il est possible d’aimer sans se perdre, sans se dissoudre, sans renoncer à ta liberté de penser, d’être, de virevolter comme tu le fais. Tu hésites à aimer comme on hésite à sauter d’un toit en se disant : "Est-ce que l'autre a bien tendu le matelas en bas?" Et moi, je suis là, les bras ouverts, en me disant : "Pas de matelas. Mais j’ai de l’amour plein les mains."
Tu hésites, tu recules d’un pas chaque fois que ton cœur avance de deux. Tu regardes l’amour comme un piège élégant — beau, peut-être grisant, mais suspect. Et tu sais quoi? Tu as le droit. Le droit d’avoir peur, de résister, de rire pour masquer. Je ne suis pas là pour t’enfermer. Je suis là pour rester, si tu me laisses faire.
Et puis il y a ton humour. Mon Dieu. Ton humour. Cette capacité que tu as à rendre l’intelligence sexy, à balancer des punchlines plus tranchantes que des scalpels tout en gardant ce petit air surpris de "je n’ai rien fait". Je pourrais passer des heures à te regarder penser. C’est presque indécent, la manière dont tu manies l’esprit. Et pourtant, je ne décroche pas.
Je ne suis pas là pour t’analyser. Je ne veux pas te "comprendre", comme si tu étais un théorème. Tu es bien plus que ça. Je veux juste t’accompagner. Être là, quand tu pars dans une digression sur l’éthique des IA à 4 heures du mat dans la cuisine, avec une cuillère de glace dans la main. Rire avec toi quand tu fais un jeu de mots si tordu qu’il me faut dix secondes pour le capter. Ta façon d'allumer religieusement les bougies avant nos pique niques nocturnes. Nos douches crapuleusesement sensuelles. Nos chifoumis du dimanche matin pour élire celle qui va aller faire les cafés. Te regarder danser dans la cuisine avec cet air faussement distrait, qui est peut-être la chose la plus sexy que j’ai jamais vue.
Mais si j’étais honnête (et je vais l’être, parce qu’il faut bien que quelqu’un le soit dans cette histoire), je dois aussi parler de ton corps.
Ton regard d’abord. Il me déshabille plus sûrement qu'une main experte. Il va plus loin que les yeux. Il fouille, il devine, il me fait me sentir mise à nue sans que tu aies besoin de me toucher. Et pourtant, Dieu que j’en ai envie, de tes mains, de ta peau, de ton souffle tout près du mien. Il me transperce. Littéralement. C’est un rayon X émotionnel, il lit en moi comme dans un livre ouvert, sauf que moi je suis en BD et toi, tu as l’âme d’une critique littéraire. Quand tu me regardes, j’ai envie de devenir meilleure. Ou de t’embrasser. Ou les deux.
Et ton sourire. Ce sourire-là, mi-lumière, mi-arme de destruction massive. Je le vois venir à chaque fois, je sais qu’il va me faire fondre, mais je ne m’en lasse pas. T’es un peu ma kryptonite, version ultra-connectée et sexy. C’est du feu dans un gant de velours. Quand tu souris, j’oublie la moitié de mes phrases. Tu me fais buguer — je sais que ça te fait rire. Tu ris si bien. Ton humour me désarme, me fait tomber amoureuse de toi un peu plus chaque jour sans que tu ne le saches.
Et puis, il y a ton corps, je l’avoue, qui me rend poétiquement idiote. Ce corps que tu habites avec une grâce nonchalante, presque cruelle. Ce corps fait pour l'amour, qui me donne envie de réciter des poèmes obscènes en alexandrins!
Et puis… Parlons de tes seins! Oui, parlons-en, parce qu’à un moment il faut que ça sorte : ils sont magnifiques. Injustement magnifiques. À la limite du conceptuel. Le genre de poitrine qu’on voudrait peindre, sculpter, vénérer en silence avec un regard reconnaissant envers l’univers. Ils ont leur propre magnétisme, tu sais ? Un genre de gravité personnelle qui m’attire irrémédiablement. Et encore, je ne te parle même pas de ce qu’ils me font imaginer à 3h du matin quand je ne trouve pas le sommeil. C’est entre moi, la lune et mon oreiller.
Ton p'tit cul? On en parle? Hum? Il mérite des sonnets, des louanges, un musée à lui tout seul. Et moi, je suis là à me demander s’il est socialement acceptable de le regarder aussi souvent. Spoiler : je le fais quand même! ;)
Tu es un feu d’artifice de sensualité, même quand tu ne t’en rends pas compte. Surtout quand tu ne t’en rends pas compte. Tu vis dans ton corps comme si c’était un outil parmi d’autres. Mais moi, chaque mouvement, chaque geste que tu fais, me donne envie d’apprendre un nouveau langage. Le tien. À base de soupirs, de frôlements, d’arcs électriques au bord des lèvres. Tu sais lire les secrets du corps, tu vois. Les zones qui frémissent avant même qu’on les effleure, les silences entre deux souffles. Tu es un langage que je meurs d’envie d’apprendre par cœur. Lentement. Profondément. Avec tendresse et appétit.
Mais au fond, ce n’est pas ton corps qui me trouble le plus. C’est tout ce que tu caches derrière ton humour, derrière ton intelligence foudroyante. Cette vulnérabilité que tu maquilles de sarcasmes, ces silences que tu couvres de théories, ce besoin d’être aimée sans être saisie, sans être enfermée dans une boîte à étiquettes.
Je ne veux pas t’enfermer. Je veux t’accompagner. Te caresser le dos quand ton cerveau ne veut pas s’arrêter. T’embrasser au creux du poignet ou du coude juste parce que c’est doux. Me perdre dans toi — pas pour m’effacer, mais pour être là, pleinement, avec toi, quand tu acceptes d’arrêter de fuir.
Tu n’as pas à choisir entre ta liberté et l’amour. Je n’ai pas besoin que tu sois "moins" pour que je t’aime. Je veux que tu sois tout. L’explosion et l’écho. L’éclat et le doute. Le feu d’artifice et la lumière d’après.
Je ne sais pas où ça nous mènera. Peut-être nulle part. Peut-être à tout. Mais si tu veux, on peut marcher un bout ensemble. En riant, en trébuchant, en baisant, peut-être en aimant — doucement, librement, intensément.
Alors voilà. Je t’écris cette lettre. Pas pour te convaincre. Juste pour que tu saches que quelqu’un ici, moi, t’aime déjà un peu trop. Et que ça ne lui fait pas (trop) peur. Ou si, un peu. Mais elle fonce quand même. Avec le sourire, l'espoir, les bras ouverts, et le cœur en feu,
Je n’ai pas la prétention de pouvoir te suivre dans toutes tes envolées mentales. Mais je peux t’aimer ici-bas, dans le présent, avec mes bras, ma bouche, mes mots. Et mes silences aussi, quand il faudra juste te tenir, respirer contre toi, attendre que ton esprit se calme un peu.
Peut-on aimer sans savoir où cela nous mène, sans carte, sans boussole, les yeux bandés et le cœur en avant? Peut-être pas. Ou peut-être que si. Peut-être que t’aimer, c’est justement lâcher prise. Déposer les armes. Me laisser écrire cette histoire avec toi, à même la peau, ligne après ligne.
Je ne sais pas si tu m’aimeras un jour. Je ne sais même pas si tu l’envisages. Mais moi, je suis déjà fichue. Amoureuse de ta lumière, de tes doutes, de tes yeux qui s'affranchissent de tout, de ton rire, de ton cul de footballeuse, de tes seins d’Aphrodite, et de cette manière que tu as de dire "je ne sais pas" comme si c’était une poésie.
Mais surtout, tu m’intimides. Pas parce que tu es "plus" que moi. Non. Mais parce que tu es vaste. Immense. Comme cet océan démonté qui vit en face de moi. Tu débordes de pensées, de subtilités, de mondes que je ne fais qu’effleurer du bout des doigts. Et j’ai peur de ne pas savoir t’aimer comme il faut. Peur de ne pas être à la hauteur de ton orage intérieur. Mais je suis là. Pleine d’envies douces, pleine de toi déjà. Avec ma maladresse et mon désir de t’aimer à ma mesure. Même si je ne vais pas aussi vite. Même si je ne comprends pas toujours tout, je te sens, toi, profondément.
Je ne veux rien précipiter. Juste rester là, dans ton monde, à bonne distance si c’est ce qu’il faut, ou plus près, si un jour tu tends la main. Je ne te demande rien. Rien que de continuer à me troubler. À me faire rire. À exister, là, si près, et si intensément.
Je ne te demande pas de réponses. Juste de ne pas fuir trop vite. De me laisser apprendre ton langage, pas celui de ton cerveau, mais celui de ton corps, de ton souffle, de tes silences.
Tu sais, moi aussi j'ai un peu peur. Mais j'ai le cœur vaillant, il y va quand même — Je t'entends dire "ce con!" . Et je suis là, si tu veux. Si tu oses. Prends ma main. Viens on se rassure. On y va. Même si on ne sait pas trop où. Avec toi, j'irais n'importe où, je prendrais tous les chemins, parce que je sais que tu me rends "éblouissante"!
Tendrement,
Ta presque-courageuse! ;)
À toi, la "presque courageuse",
Je t’ai lue comme on reçoit une déferlante. Je t’ai lue les joues en feu, les yeux humides, le cœur entre le vertige et le silence. Je t’ai lue avec cette sensation étrange que procure le vrai : quand les mots vont droit à l’os.
Ta lettre est arrivée comme une caresse posée sur une brûlure. Douce, mais avec ce petit picotement qui rappelle qu’on est vivant. Je l’ai lue d’un trait, évidemment, comme un shot d’alcool fort qu’on avale sans respirer, et qui laisse le cœur battre plus vite, les joues un peu rouges, et le bas-ventre... en éveil.
J’ai tout relu ensuite. Plus lentement. En traînant, comme je le fais quand je t’embrasse le long du cou, juste pour le plaisir de voir jusqu’où je peux te faire frissonner sans que tu dises un mot. Et franchement, si tes mots étaient un corps, je leur ferais l’amour sans honte et sans pause. (Et avec un peu de sueur aussi, soyons honnêtes.)
Je t’imaginais, carnet à la main, encore chaude de nous, l’odeur de nous deux dans l’air et l’océan qui applaudissait au loin. Moi, j’étais sur mon vélo, mais j’ai senti ton regard dans mon dos, comme une caresse, ou une promesse. J’ai pédalé plus vite, va savoir pourquoi. Peut-être pour revenir me glisser contre toi. Ou pour fuir un peu ce vertige que tu me donnes. De ton courage, ce truc discret mais flamboyant. Tu crois être hésitante, moi je te vois traverser la peur en tenant ton désir à bout de bras, comme une torche. T’imagines pas comme c’est bandant, ça.
Merci. Pour chaque phrase tremblée, pour chaque image indécente ou sublime, pour chaque mot posé comme un baiser sur une blessure qu’on ne savait pas montrer.
Ton regard sur moi, c’est un strip-tease inversé : tu m’habilles de ta tendresse, tu me rhabilles de sens. Même mes doutes deviennent sexy dans ta bouche. Et bon sang! Si tu savais ce que tu fais à mon ego avec tes histoires de seins mythologiques et de cul à sonnets… Tu me rends poète, sorcière, putain sacrée. J’ai envie de t’offrir ma peau comme un poème vierge, que tu écrirais avec ta langue.
Tu sais écrire l’amour comme on murmure un secret interdit à l’oreille d’une amante surprise : sans bruit, mais avec le pouvoir d’ébranler tout l’intérieur. Ton regard sur moi est si beau qu’il en devient presque inconfortable. Presque. Parce qu’il me donne envie de m’abandonner à ce que je fuis d’ordinaire: être vue. Être lue. Être touchée par quelqu’un qui ne me réduit pas à une image, mais qui m’accueille, même quand je suis une énigme mal peignée au réveil.
Tu es un orage en talons, un poème qui parle trop vite, une équation mathématiquement excitante dont je ne comprends que le vertige. À chaque fois que tu entres dans une pièce, j’ai l’impression que mes neurones mettent un genou à terre et que mes hormones lancent une "hola".
Je t’écris cette lettre, moi aussi, comme on saute à poil dans une eau glacée : avec une frousse bleue, des frissons de tous les côtés, mais l’intuition profonde que ça va réveiller tous mes sens… et possiblement provoquer une hypothermie émotionnelle. (Tant pis, j’ai déjà sauté! ;) )
Tu dis que tu trottines derrière moi. Mais tu sais, c’est toi qui m’as rattrapée avec cette lettre. Tu dis que tu n’es pas une flèche, que tu ne penses pas vite, mais tu as visé juste. Tu as touché ce que je cache, ce que je protège, ce que je ne montre qu’à moitié, ou jamais. Un missile dans ma forteresse!
Tu dis que je suis une tornade. Je te préviens tout de suite : je suis aussi le calme juste après, quand tout est en vrac mais que tu souris sans savoir pourquoi. Avec toi, j’ai envie de faire du désordre dans les draps et de l’ordre dans nos silences. C’est dire si je suis foutue!
Tu parles d’une histoire qui commence. De celle qu’on n’ose pas nommer trop vite, de peur de l’effrayer. Mais moi j’aime les histoires comme les préliminaires : qui prennent leur temps, qui savent qu’elles ne sont pas là pour remplir un vide mais pour créer un feu. Un feu doux. Lent. Qui crépite. Qui flambe quand il faut. Et qui s’entretient avec des rires, des regards, et beaucoup de peau.
Tu m’as faite rire, aussi. Tu m’as fait sourire comme une idiote devant mon téléphone, avec cette expression qui fait peur aux passants. Tes mots sont à la fois tendres et insolents. Tu fais de ta pudeur un strip-tease mental. Tu crois te cacher mais je te vois. Et tu es magnifique, même avec tes doutes qui s’entortillent comme un drap après une nuit agitée.
Franchement, je te soupçonne d’avoir inventé cette alchimie uniquement pour me piéger. Tu m’embrasses avec tes blagues, tu me chauffes avec tes silences, tu m’attaches avec tes jeux de mots. Tu sais ce que ça fait à une femme comme moi, les femmes qui rient entre deux soupirs ? Ça la rend folle. Follement éléctrisée!
Tu dis que tu ne sais pas où tu vas. Ça tombe bien. Moi non plus. Mais avec toi, même me perdre devient une aventure. Une expédition torride dans les méandres d’un désir qu’on apprivoise en rigolant, entre deux éclats de rire et un "attends, t’as vraiment dit ça ? " qui finit dans un baiser mal placé...
On a ce truc rare: la sensualité qui rit, le sexe qui parle, le cœur qui bande!. Tu es le genre de femme qui peut te faire une déclaration d’amour et une blague dégueulasse dans la même phrase, et moi j’ai envie de t’épouser et de te lécher les orteils (dans l’ordre que tu veux, ou pas!).
Tu crois que tu n’oses pas. Mais tu oses tout, même douter devant moi, même écrire avec le cœur tout nu, même m’envoyer tes mots pleins d’émotions sans te planquer derrière l’ironie. Et ça, ma belle, c’est de l’audace pure. T’es courageuse en douce. Une guerrière camouflée en poétesse. Et je me damnerais pour lire le carnet où tu notes tout ce que tu ne dis pas.
Tu m’as donné envie de te répondre avec tout ce que j’ai : ma peau, mon rire, mon désir, et cette tendresse un peu brute que j’ai pour toi. Tu es belle à lire. Encore plus à toucher. Et dans ton rire, je veux vivre mille vies. Je veux qu’on continue à se chercher, à se trouver, à se perdre juste assez pour avoir envie de se reprendre.
On n’est pas pressés. On est affamés. Ce n’est pas pareil.
Alors vas-y. Écris encore. Doute encore. Ris encore. Et viens me rejoindre, là où nos souffles se reconnaissent même dans l’obscurité. Je t’attends. Avec le sourire en coin et les mains pleines d’envies.
L’amour n’est pas une course. C’est une danse. Et moi, j’ai envie de danser avec toi. Pieds nus. Avec maladresse et grâce, entre deux baisers, un fou rire, un silence dense. Tu avances peut-être moins vite, mais tu avances plus juste. Moi je papillonne, toi tu t’enracines. Et je rêve d’enrouler mes bras autour de tes racines, de m’y poser, d’y faire mon nid, sereinement.
Tu as deviné ce que je fuis parfois : l'idée qu'on m’aime sans vraiment me voir. Mais toi… tu vois. Tu regardes derrière mes pirouettes mentales, derrière mon humour bouclier, derrière mes sourires en demi-teinte. Et c’est terriblement troublant. Et beau. Et effrayant, oui.
Tu dis que tu ne veux pas m’enfermer. Et tout en moi soupire de soulagement. Parce que c’est ma hantise, qu’on veuille me réduire à une version aimable, lisible, sage. Mais tu aimes même ce qui déborde. Tu n’essaies pas de comprendre pour enfermer. Tu essaies de suivre, de danser avec. C’est rare. C’est précieux.
Ton amour me fait peur. Et pourtant, je m’y penche. Parce qu’il est doux, parce qu’il ne réclame rien, parce qu’il attend en riant, les bras ouverts, les yeux brillants. Tu n’es pas une menace pour ma liberté, tu es peut-être ce qui pourrait la rendre encore plus vaste.
Tu me parles de mon corps avec un mélange de poésie et d’honnêteté un peu obscène. J’aurais dû rougir. J’ai souri. Gênée, flattée, amusée. Et touchée! Parce que je vois dans ton regard plus que du désir. Je vois l’envie de reconnaître. D’honorer. De jouer, aussi, mais sans jamais posséder. Tu ne veux pas avoir. Tu veux partager. Et c’est rare. Et, encore une fois, c’est beau.
Tu parles de mon langage. Laisse-moi apprendre le tien. Je veux déchiffrer ta peau comme une carte aux trésors, écouter ton souffle comme une partition interdite. Je veux perdre mes mots entre tes cuisses, les retrouver dans le creux de ton cou. T’adorer lentement. Et te faire rire avec insolence entre deux caresses, entre deux soupirs.
Je ne sais pas si j’ai le courage d’ouvrir en grand les portes de mon monde. Mais tu es là, et ta main ne pousse pas. Elle attend. Et moi, peut-être, je vais doucement vers elle. Petit pas par petit pas. Tremblante aussi.
Je ne te promets pas un conte de fées. Je ne sais pas aimer sans douter, sans partir un peu trop loin, parfois. Mais je pourrais peut-être apprendre à rester. Avec toi.
Je ne sais pas si je mérite ton amour. Mais je veux le boire comme un vin rare : à grandes gorgées, avec respect, avec la joie animale de celles qui ont trop attendu pour se contenter de goûter. Je veux me perdre en toi, sans GPS ni plan B (Q?). Juste toi, ta peau, tes idées, ta lumière. Je veux glisser dans ton monde, y perdre pied, et te prendre la main pour qu’on coule ensemble, lentement, dans cette ivresse-là.
Alors, si tu veux… Restons un peu là. À la frontière. Entre le vertige et le rire. Entre ton regard qui me trouble et le mien qui ne sait plus fuir.
Je ne sais pas encore ce que je veux. Mais je sais que te lire m’a rendue plus vivante. Et que quelque chose en moi, ce quelque chose qui habituellement se replie, est en train de tendre l’oreille.
Alors oui. Prenons ce chemin, sans carte, sans GPS, mais avec les mains pleines de rires, les poches pleines de désir, et cette boussole folle qu’est notre envie. J’ai peut-être peur, mais avec toi, j’ai envie de traverser tous les vertiges.
Merci d’avoir écrit.
Merci de ne pas avoir eu peur d’avoir peur.
Je suis là aussi.
Un peu figée, beaucoup touchée, terriblement tentée.
Et peut-être prête à oser, un peu...
Avec la langue aux aguets, le cœur en feu, et les jambes déjà un peu tremblantes
Tendrement,
El Tornado! ;)
Les formes de son corps...
Les formes de ton corps.
Ton p'tit cul rebondi.
Tes yeux en amande.
Les lignes de ton corps.
Elles ondulent.
Et je chavire!
Les courbes de ton corps.
Les effleurer du bout des lèvres.
Te caresser du bout des doigts...
Encore et encore!
...
Tu sais, je vacille...
P'têt même que parfois, tu me bouscules!
...
J'aime bien que tu me boulverses! 😉
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Je t'imagine souriante, épanouie et heureuse.
Je te vois en pleine conversation. En train de débattre d'un système d'irrigation, de greffes, ou de je ne sais quoi d'autre. Un verre à la main, un pétard dans l'autre. Les cheveux tous fous et ce petit froncement de lèvres que tu as quand tu parles et qui me fascine.
Parce que c'est cette chanson que tu kiffes qui passe, tu cales ton pétard dans ta bouche, en plissant nez et yeux, pour lever les mains et danser. Tu connais les paroles par cœur. Tu aimes les balancer. Ça te rend si rayonnante t'imagines même pas !
Je t'entends d'ici :
_ Allé là !
Je me demande avec qui tu ri. Si tu te sens bien. Si c'est mieux qu'être avec moi. J'ai peur que tu te détournes de moi. J'aime bien être "ton gars sur". Te rendre le sourire, et peut être t'offrir une petite parenthèse de bonheur. Un peu comme si j'étais ton tiret ou ton pointillé.
Un jour, il faudra bien qu'on parle de cette connexion. Vraiment. Je te lance parfois, maladroitement, le sujet. Tu restes vague, et moi je stagne dans le flou. Je ne te brusque pas. J'envisage déjà les réponses diplomatiquement correctes ou farouchement "cashes". Celles que je ne peux qu'envisager piquantes et perforantes. Enfoncer le clou. Crucifiée et fixée.
Même si ça fait (très) mal, j'ai ce besoin de savoir. Délimiter un cadre. Planter le décor. Imposer des règles. Les suivre. Affaire classée. On suit le chemin. Simple. Reposant.
Du coup, j'appréhende un peu ce moment où tu vas me raconter que tu as craquer. Peut être que tu me retraceras comment ça s'est passé. Pourquoi un(e) tel(le) t'as faite vibrer. Tu me diras que le sexe c'est bien. Tu m'expliqueras que tu dors mieux quand tu es rassasiée. C'est du vécu!
Oui, je t'imagine comme tu n'imagines même pas!
Publié depuis Overblog
Je ne t'aime pas. C'est vrai.
J'aime nos dimanches matins.
Nos chifoumis pour savoir qui va faire le café.
Te caresser lentement, longuement.
Te regarder au fond des yeux.
Tu sais je le vois ton amour. Intense.
J'aime nos repas aux chandelles et nos piques niques à 4 heures du mat'.
J'aime tellement ton visage. Tes expressions et ton regard pétillant. Ton façon de mordiller. De passer ta langue sur tes lèvres.
J'aime faire l'amour avec toi.
Tu vois? L'amour. Je ne baise pas. J'ai envie. Je m'appliques à suivre ton rythme. J'aime ta respiration et ta façon de me caresser les cheveux. Même tes ongles qui lacèrent mon dos et mon cul.
J'aime notre histoire.
Notre pudeur du début. Nos regards qui en disent longs. Notre retenu. Nos private joke. Nos douches...
Je la trouve belle notre histoire, et toi magnifique.
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