Publié le 28 Novembre 2015

Et pourtant, tous ces putain de matins qui s’enchaînent, je pense à elle. Les trucs se regroupent, l'histoire devient claire, des coups de scalpel qui balafrent le cœur.

C'est donc ça. C'est donc là où tu nous a mené?

J'ai cette boule à l'estomac, envie de vomir tellement je me déteste d'avoir ignoré les signes, je te hais de m'avoir fait ça.

Ce matin encore, la première chose que je fais, c'est de prendre mon cachet. Celui contre la dépression. Décompresser. Vite. Un peu. Avoir l'esprit ailleurs. N'importe où tant que c'est loin de toi. Camisole chimique. Il ne faut pas perdre la boule. La faire rouler ailleurs que vers toi. Souffler un peu.

J'ai tellement mal! Me tromper? Depuis des mois?

Tu as cassé le dernier fil. Fini.

C'est fini.

Il faut que je trouve la force de te garder loin de moi.

J'ai peur. Peur de retomber dedans. J'me dis que c'est un cauchemard. Que ça va s'arrêter. Que je vais me réveiller. Ouvrir les yeux.

Non! Je ne veux plus ouvrir les yeux. Plus découvrir tes mensonges. Plus me sentir bafouée.

Et pourtant, tous ces putain de matins qui s’enchaînent, je pense à elle.

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Rédigé par SC

Publié dans #Conne

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Publié le 28 Novembre 2015

Je t'écris à la lueur des bougies. Je me suis roulé un splif. Je suis assise nue, là...

Ouais. Je sais. Je me marre aussi en écrivant ça...

C'est un bon début... D'en rire non?

Je cherche les mots...

Je souffle la fumée sur l'écran. Je trouve ça joli tu sais?

Comment te raconter...

M'enfin... Allons-y!

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

De toutes façons, je ne crois pas qu'il y est de bons mots. Ni de bons moments.

Tu sais... Ce devait être une soirée copines, pizza, binouzes, papotages, rires.

Beaucoup de rires, de sourires, de regards échangés, de corps frôlés, de sueur, de musique, de mains levées, d'envies, de peur, de retenue, de sous entendus...

J'ai sentie une main se glisser dans la mienne. Je me suis demandé à qui elle était. J'ai regardé. J'ai reconnu de suite ses bracelets, comme des talismans. J'ai levé la tête. Le cœur qui bat la chamade. Ses yeux. Sa langue qui passe sur ses lèvres. Son sourire.

Blocage.

Elle a détourné son regard et à levées nos deux mains. Elle riait et sautillait. Moi j'étais bloquée. Sur place. Temps suspendu.

Elle est chouette cette meuf. Elle sourit cette meuf. Elle sourit même beaucoup...

J'ai eu envie de sautiller avec elle. D'un coup. Comme ça. Bondir, gesticuler, danser, gigoter! Putain que c'était bon! Tourner la tête dans tous les sens, et sa main au creux de la mienne...

Elle m'a dit un truc, m'a fait un signe de tête. J'ai fait "oui" avec la mienne.

Sa main dans la mienne.

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

Ça bouchonnait prés du bar. On s'est finalement retrouvées dehors. Elle m'a pris mon autre main et m'a collé un baiser furtif sur le nez. Elle s'est mise à courir, et moi aussi.

J'ai rien dit dans la voiture. Elle non plus. Je regardais par la fenêtre les lampadaires de la ville et les fenêtres éclairées. J'aime bien regarder par les fenêtres la nuit. Violer l'intimité des gens. Et alors?

Il s'est mis à pleuvoir. Une pluie fine. Je me suis dit que c'était joli ces gouttes sur le pare brise, et ses lumières qui dansent.

Elle s'est arrêtée. Elle a tiré le frein à main avec ses deux mains. Elle m'a regardé droit dans les yeux. Intensément. Elle a sourit et m'a dit "Viens!". Elle est sortie. Elle a remonté son blouson sur sa tête en trotinant.

J'ai fermé les yeux et respiré fort. J'ai ouvert la portiére. J'ai trouvé qu'il faisait froid. La pluie.

Tiens? Elle a un autocollant du chat d'Alice collé au dessus du réservoir. Il sourit toutes dents dehors. J'ai envie de sourire moi aussi. Mais j'ai peur. Ou plutôt non. Je manque de courage.

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

 J'ai trotiné moi aussi en évitant les flaques. J'ai couru vers elle. J'ai trouvé charmant son coup de hanche dans la porte. Je l'ai suivie. J'ai aimé la suivre. J'avoue votre honneur! Je plaide coupable! Oui! J'ai reluqué son postérieur! Et alors?

L'ascenseur.

Bouton. Porte qui s'ouvre.

Elle s'est plaquée sur la vitre du fond. Yeux baissés. J'ai fait pareil. Je me suis collée à côté d'elle. Pas trop loin. J'avais pas envie qu'elle pense que j'allais fuir. Pas trop prés. J'avais envie d'effleurer sa main. Proximité. Oh p'ting! P'ing! P'ting! Bordel!

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

Arrête! Tu te fais des films. Fais pas ça. Pas de panique! Tu lui as dis que tu avais envie d'un café. Elle t’emmène peut être juste en boire un...

Où m’amène-t-elle d'ailleurs? Chez elle? Elle vit seule?

Et puis, j'ai reconnu les signes...

Les coups d’œil sur les chaussures. Ceux vers le plafond. Ceux sur les boutons lumineux. Ces regards qui vont d'un point à un autre. Qui errent. S'évitent. La gêne...

Empotées. Ne pas savoir comment s'y prendre. Le stress. La tension. Les bouffées de chaleur. Les grillons dans les tripes.

P'ting! J'avais oublié ces sensations!

J'ai souris puis la panique. Merde!

Vite élaborer un plan. Et si elle fait ça? Et si je dis ça?

Avoir très envie de prendre les devants, de la surprendre, la plaquer contre le mur et l'embrasser. Se retenir. Se raviser.

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

La porte qui s'ouvre. Couloir. Néons.

Elle repasse devant.

Quelques pas. Ne pas baisser le regard. Ne pas se faire surprendre les yeux trop bas...

Elle s'arrête devant une porte. Me jette un coup d’œil. Elle cherche ses clefs. Elle a un grand sac de babos avec des franges. Un autre coup d'oeil. Elle sourit confuse. Elle me dévisage. Elle m'interroge. Elle attend le feu vert.

Ses doigts finissent par trouver ses clefs. Elle hésite. Elle les glisse dans la serrure. La porte grince. Elle me fixe. Me prend la main. Me fixe droit dans les yeux.

- Voilà mon chez moi. Je n'y ai jamais amené personne. C'est mon antre. C'est mon intérieur. La porte de gauche, c'est la salle de bain. A droite c'est ma chambre. Tout droit c'est la cuisine. Tu veux commencer par quoi? Café? Douche ou...

Elle ne finit pas sa phrase. Elle se tait. Embarassée. Je lis dans ses yeux qu'elle fait tapis. All in. Elle a peur de ma réponse. Elle a peur d'avoir été trop brusque. Elle regrette déjà sa fougue.

Elle me bluffe!

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

Ses yeux m'interrogent. Elle finit par les baisser sur ses chaussures. Elle se mord la lévre. Je sais qu'il faut que je réponde. Elle se demande peut être si je cherche une excuse, ou si je me demande ce que je fous là.

Vite!

- Euh... Un whisky d'abord?

Merde! La cité de la peur! Merde! Pourquoi j'ai dit ça moi?!?

Elle rigole! Me prends la main. Je suis soulagée. Elle a rit! J'ai pas merdé. Je ne rate donc pas tout?

Je vais entrer dans son chez elle, son intérieur.

Ma main dans la sienne.

Re-panique!

Lumiére du couloir qui s'éteint. Fichue minuterie! Plus un bruit. Plus d'image. Souffle coupé. 

Avoir tout autant envie qu'il se passe un truc, là de suite, maintenant, dans la discrétion de l'ombre. Avoir tout autant envie qu'il ne se passe rien.

Ô mon amour!

Si je vais au bout...

Je plante une croix sur ta tombe.

Elle fait quoi? Pourquoi elle n'appuye pas sur l'interrupteur? Pour elle ne bouge plus? Elle dit rien?

Elle a posé ses lèvres sur les miennes. D'un coup. Là. Comme ça. Dans ce couloir. Dans le noir.

Elle a posé une main sur ma joue. J'ai imaginé son regard. J'aurais voulu voir ses yeux. Qu'ils me parlent. Que disent-ils? Là. Dans ce couloir. Dans le noir.

Ô mon amour!

Malheureusement il faut aller au bout pour mettre un point.

J'ai planté une croix sur ta tombe.

Ô mon amour...

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Rédigé par SC

Publié dans #Tranches de vie, #Sexe, #Double M., #Conne

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Publié le 27 Novembre 2015

Quand je pense au deuil que je vais devoir faire. J'espére que ce ne sera pas trop long. Même si j'en doute. Les blessures, les égratignures, les coups de bazooka, et les coups de couteaux... 

Quand je pense à tout ce mal qu'on s'est donné, à essayer de s'aimer. Tout ce temps dépensé. Tous ces éfforts pour keudal'. Toute cette résistance à t'aimer, pour céder, signer, espérer, et se ramasser. Encore.

Il faut que tout ça cicatrise. Me voilà avec de belles balafres à porter fiérement. Parce que j'm'en fous! Je survivrai! Et tu sais quoi?

Je vais être heureuse!

Je vais peut être rencontrer quelqu'une...

Peut être que ce sera bien. Qu'elle saura faire sauter le cadenas, et ma braguette aussi. Je n'aurais pas peur, parceque j'aime pas la demi mesure. Entiére. Ouais.

Je vais être heureuse! 

Je vais rencontrer des gens formidables.

On rigolera devant une pizza et une biére. Je recommencerai à vivre! Si! Si! Je t'assure! Je vais sourire le plus possible à m'en déboiter la machoire, à gorge déployé, jaune, à pleine dent, de bon coeur, et même avec le coeur!

Je vais être heureuse!

Tu m'entends?

JE VAIS ÊTRE HEUREUSE!

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Rédigé par SC

Publié dans #Conne, #Tranches de vie

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Publié le 25 Novembre 2015

Tu parles!

Elle m'a dit qu'elle en avait marre de faire semblant...

Elle va faire la teuf chez mon pote avec ses potes.

Elle retourne faire la teuf chez mon pote avec ses potes, mes potes, et sa nouvelle meuf...

Maëva???

Mais attends! Sa nouvelle meuf? C'est sa serveuse, 20 ans, hétéro, en couple avec un mec bien depuis 3 ans? Elle est allée foutre le bordel dans la vie de cette gosse?!?

Comment ça non c'est pas ta meuf?!?

Ah? Et pourquoi cet été elle était toute gênée quand je passais au resto? Pourquoi m'a t elle bloquée sur Facebook? Et pourquoi tu m'as dit cet été qu'elle avait peur que je lui pète la gueule? Et pourquoi cet été encore, alors que depuis 6 ans je suis "persona non grata" au resto, je pouvais passer subitement quand je voulais?

Pour que la petite sente que tu étais convoitée? Pour qu'elle saute sur l'occasion sinon tant pis? Pour la rendre "jalouse"?

Et moi qui ai mangé à votre table à toutes les deux... P'ting!

Tu m'as aussi dit quand je t'ai demandé, que "Mais ça va pas bien!!!! Oh!!! Tu me prends pour qui?? Je la vois plus elle depuis la fin de son contrat!!"

Sauf que... Sauf que... Tu oublies, ou tu sais pertinemment, que mes potes étant mes potes (on parle d'une de mes meilleures amies là...), forcément, me voyant mal, se retrouvant en porte à faux, elle me lâche le morceau... Et toi, prise la main au panier, tu continues à nier?

Ah! Et puis bien sur, vue la chronologie du truc, j'suis donc cocue aussi...

Après ça, tu n'es pas bien, tu me dis que tu as fait les mauvais choix, que c'est fini, que ça ne t'a pas apporté le bonheur et blablabla...

Tu oses ne pas me répondre quand je te dit que si on n'aime plus quelqu'un, il suffit d'être adulte, de le dire tout simplement, sans en plus essayer à tout prix de blesser.

Tu me dis que tu es perdue?

Vraiment?

Mais p'ting...

Pourquoi même après m'avoir jetée par téléphone, tu reviens, encore et encore? Pourquoi tu cherches encore à m'en foutre plein la tronche? Vraiment? Je mérite ça?!?

Dégage de ma vie bordel! Lache moi! Casse toi pauvre conne!

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Rédigé par SC

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Publié le 24 Novembre 2015

J'ai foutu la merde...

Parce que tu comprends, quand l'ex va chez ton meilleur pote avec sa nouvelle conquête, c'est de ma faute à moi. Eux, ils sont cleans. C'est normal. Y'a que moi que ça dérange donc c'est moi qui ai "un problème au cerveau"...

Tout se sait un jour!

Et bien là, j'ai su.

Mais non, c'est pas leurs mensonges la cause c'est moi, moi, rien que moi...

La nouvelle? C'est la p'tite serveuse de 20 ans, qui a un mec, Maëva qu'elle s'appelle.

Mais faut rien dire, faut que ça reste caché, alors forcément, quand je l’apprends, je dois fermer ma gueule. Et mes "amis" aussi puisque c'est un secret.

Je ne dois pas savoir et tout le monde doit se taire...

Sauf que... Sauf que...

J'ai un cerveau, il entend, voit des choses, met tout ça en relation...

Au début, j'me suis dit que c'était tellement énorme que je devais être mytho ou parano, ou du moins un truc dans le style. J'me suis dit que non, quand même! Tu délires?!?

Et puis non...

J'suis en plein cauchemard depuis hier. Je passe du rire (parce que quand même!), aux larmes (parceque merde!).

J'me pose cette question en boucle : Comment des gens qui disent t'aimer, être tes amis, etc... Peuvent t'enculer consciement, te faire du mal, sans même que tu mérites quoi que ce soit. Par vengeance ou autre ok, mais là? Les mecs ils se disent "tiens prends ça dans la tronche! Ah! Ah! Ah!".

Je ne comprends pas ce que ça leur fait. Il en retire vraiment de la satisfaction? Du plaisir? Taper sur les gens qui n'ont rien demandé, rien fait, gratuitement?

P'ting de terroristes!

Comme si on n'avait pas tous déjà notre lot d'emmerdes dans la vie : Factures, Impots, Collégues de boulot moisis, Santé, Décés, etc...

C'est comme le PQ, il faut en rajouter une couche, si possible une triple!

Ah ils ont fait ça bien. C'est au moins ça que je ne peux pas leur repprocher... Ils ont mis la dose!

Moi j'suis à terre. Je réalise pas vraiment. J'me dis que je vais me réveiller. J'suis dans un brouillard cotonneux, en lévitation, je réalise pas, je suis subjuguée tiens.

J'en arriverai presque à penser que j'ai vraiment un probléme, que c'est moi la fautive, la connasse, le monstre, celle qui a un probléme.

M'enfin... J'ai des valeurs ouais... Et je n'y renoncerai jamais.

Ils n'auront pas ça. Ils ne détruiront pas ça.

Allez tous vous faire foutre...

 

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Rédigé par SC

Publié dans #Conne, #Tranches de vie

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Publié le 17 Novembre 2015

Dans ma tête, je t'avais refilé 3 mois de sursis.

Ça a fait pile 10 semaines ce Dimanche.

70, jours sans toi.

Aujourd'hui, ça m'a fait mal.

Toute la journée j'ai eu envie de pleurer.

J'ai sentie le grand vide.

La solitude...

Et pour fêter ça, aujourd'hui, j't'ai virée de Facebook.

Happy birthday my Love.

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Rédigé par SC

Publié dans #Conne

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Publié le 17 Novembre 2015

J'étais bien.

On était Vendredi 13.

J'avais fait un Loto au cas ou...

C'était la journée de la gentillesse.

J'étais heureuse, c'était le weekend.

Un p'tit pétard, une bonne série, un café chaud...

Et puis changement d'épisode.

Pause pipi et refaire un café.

Un coup d'oeil sur Facebook.

Elle est connectée?

Merde!

Elle a invité l'autre là, à manger au resto?!?

Et merde?!? Mais bordel?!? C'est quoi ce truc?!?

Des mecs qui tirent en plein Paris?!?

J'étais bien! Merde!

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Rédigé par SC

Publié dans #Tranches de vie, #Conne

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Publié le 10 Novembre 2015

Je n'ai pas su...

Je n'ai pas pu...

Je sais qu'elle a choisie tes bras

Et ton sourire

Elle a pris ta main

Prends la sienne

Alors...

Prends bien soin d'elle.

Je n'ai pas soigné ses douleurs

Ni fait fuir ses cauchemars

Je n'ai pas pansé ses plaies

A vif, comme ses nerfs

Prends bien soin d'elle

Je ne le ferais plus

Je ne suis plus là

Je ne serais plus à ses côtés

Je ne l'ai jamais été, pas assez

Je n'ai pas su...

Je n'ai pas pu...

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Rédigé par SC

Publié dans #Conne

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Publié le 8 Novembre 2015

Tu sais quoi?

Ça m'fait mal!

Un weekend pour me détruire encore et encore. Entre la soirée chez mon meilleur pote avec ses potes à elle, et là ce soir, je ferme mes volets et qui je te vois passer, relax, une bouteille de rosée à la main, apprêtée comme si elle allait aux César? Ouais... J'te l'donne dans le mille!

Ça m'fait encore mal!

J'ai chialer encore comme une pucelle à un gang bang bordel! C'est revenu comme ça, sans prévenir, bim! Elle arrive encore à me faire ça... Je me hais! Je me hais d'être si faible, d'avoir, faut que je me l'avoue, encore des sentiments.

Pourquoi avec elle je n'arrive pas à tourner cette p'ting de page, à brûler ce livre tout moisi?!?

Elle y arrive bien elle...

Bordel! Ça fait toujours mal!

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Rédigé par SC

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Publié le 1 Novembre 2015

C'est Dimanche.

Et j'ai un peu abusé.

De tout.

J'me suis remplie d'alcool, de drogues, de musique, de baisers langoureux, ...

J'me suis remplie de tout parce que tu as laissé un grand vide.

J'me suis enivrée parce que j'apprends tes mensonges, tes tromperies, ta fourberie.

J'me suis lâchée parce que ça m'a fait mal.

J'me suis ravagée pour avoir la sensation de maîtriser encore un truc.

J'me suis éclatée le neurone pour ne plus qu'il pense à toi.

J'me suis abandonnée pour me (re)sentir vivante.

Et tu sais quoi?

Ça n'a pas marché.

J'ai souris. J'ai dansé. J'ai blagué. J'ai dragué.

Ce n'était pas moi, hier, là bas.

C'était ma belle façade.

Celle qui n'a pris aucun obus, aucune bombes.

Celle qui n'a ni fissure, ni lézarde.

Celle que j'étais avant toi...

Parce que j'ai changé. J'aime pas être qui je suis devenue.

Tu sais, cette meuf toute recroquevillée sur elle.

Une fois, tu m'as dit que tu avais tout détruit chez moi, que je n'étais plus cette fille heureuse que tu avais connue. C'est vrai.

Je m'en rends compte aujourd'hui. Je me force à être celle d'avant, et je hais celle d'aujourd'hui.

Tu as tout cassé, brisé, massacré.

Un trou béant, vide, dévastée.

Ça n'a pas marché...

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Rédigé par SC

Publié dans #Tranches de vie

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